Nouveau parcours de visite

Près de 500 m2 d’espaces de visite dédiés au 17e siècle sont désormais accessibles à la visite.

Découvrez les appartements historiques de la marquise de Sévigné et du comte de Grignan, plongez dans le quotidien de ces personnages emblématiques au cours d’une visite découverte sensible, mêlant objets historiques et touches artistiques.



Chadam Communication

Appartement d’Uzès – la chambre de la Marquise

Au 17e siècle, cette chambre accueille l’oncle du comte François, Jacques de Castellane Adhémar, évêque d’Uzès. La chambre à coucher est alors un lieu de repos et de réception, dont le lit d’apparat est la pièce maîtresse. Volontiers ostentatoire, il fait l’admiration des invités.

En 1672, la comtesse Françoise de Grignan fait embellir cet appartement, composé d’une chambre, d’une garde-robe, d’un grand cabinet et d’un petit cabinet ou oratoire, pour recevoir sa mère, Madame de Sévigné. Elle y effectue trois longs séjours entre 1672 et 1696, entrecoupés de longues périodes d’absences que vient combler l’abondante correspondance entre les deux femmes.
La Marquise décède au château le 17 avril 1696. Elle repose dans la sépulture des Adhémar, dans la collégiale funéraire Saint-Sauveur de Grignan.

Le beau cabinet

Située dans l’ancienne tour de défense du 14e siècle, la pièce surplombe la cour d’honneur au sud. Composée d’un cabinet et d’une garde robe, elle est la dernière pièce de l’appartement en enfilade. C’est le lieu privilégié pour s’adonner à la lecture, à l’écriture et au recueillement. La garde robe, où est logé le personnel « intime » (valets et femmes de chambres), conserve un cabinet d’aisance.

Madame de Sévigné écrit dans ses lettres qu’elle en apprécie les vues et la douceur d’y vivre auprès de sa fille et des Grignan : « Je suis dans cette chambre, dans ce beau cabinet, où vous m’avez vue entourée de toutes ces belles vues. »  (19 juin 1695)

Blaise Adilon

Appartement du Comte – la chambre à l’alcôve

Dans la haute société, il est d’usage que les époux disposent d’appartements séparés. Au 17e siècle, le comte François de Grignan choisit d’établir ses appartements au second étage. La vue de la chambre d’apparat s’ouvre sur la cour du puits et la terrasse minérales que bâtirent jadis les ancêtres de François. Dans l’intimité du soir, elle se teinte de la douce lumière du soleil couchant.  

François de Grignan commande pour sa chambre en 1677 une alcôve à la romaine. Un arc en pierre sculptée introduit l’espace dans lequel est inséré un lit dont l’ampleur et la richesse sont symboliques. L’alcôve est flanquée des portes de pièces à usage domestique, dont celle de droite disparaît aujourd’hui en partie. Richement décorée, la chambre d’apparat était complétée d’un appartement privé situé derrière l’appartement de prestige.